Interview de Franck Pajot par Catya Martin pour Lesfrancais.press, à retrouver en entier et à écouter sur leur site.
« Q : Concernant les Français de l’étranger quelle serait la réforme prioritaire que vous souhaitez soutenir ?
Pour moi, l’école elle, est au centre des préoccupations des Français de l’étranger on l’a vu au moment de la crise du covid. L’école française, est un lieu de rassemblement.
J’ai évoqué la crise de la Covid. Vous savez qu’elle a beaucoup impacté les Français de l’étranger notamment en Chine, où je vis. Il y a une vraie réforme qui doit amener à un service public fort dans les consulats, où on a réduit les effectifs, mais aussi à l’école et nous devons défendre ce service public, qui est l’agence pour l’enseignement français de l’étranger (AEFE) et refuser une privatisation de notre système éducatif à l’étranger. Il faut défendre le statut des écoles. Nous avons des établissements en gestion directe et conventionnés. Nous devons rester dans ce cadre, avec des personnels détachés ou recrutés localement, avec des formations. Il faut renforcer le fonctionnement de nos consulats, beaucoup de Français se sentent délaissés. Je pense que nous avons une réforme à faire à ce niveau-là.
Il y a aussi la question de la fiscalité, de l’accompagnement il y a beaucoup de choses à faire pour les Français de l’étranger. Aussi la question de la représentation des élus locaux, même s’il y a des choses qui ont été faites, mais on a encore beaucoup de sujets à travailler.
Q : Là, on est sur une configuration globale des Français de l’étranger on revient sur la onzième circonscription, là où vous êtes candidat. Quelles seraient pour vous les deux principales actions à mener pour les Français de la onzième circonscription?
La onzième circonscription est complexe avec 49 pays et la population française dans chaque pays n’est pas la même. Il faut en tenir compte.
Par exemple, si je prends la Thaïlande, où on a un grand nombre de retraités, qui sont maltraités, délaissés par leurs représentants, notamment sur la question de la fiscalité. Les représentants de la France devraient être là, à leur service pour régler ce problème qui dure depuis quelques mois. Finalement, ce sont des gens qui touchent une petite retraite, sont modestes, ils font venir leur retraite en Thaïlande. Ils ont fait ce choix et on les taxe alors même qu’il y a des accords fiscaux entre les deux pays. C’est finalement un problème technique qui devrait être réglé tout de suite. »